La voix du pouvoir électrique au féminin

Saviez-vous que la voix des femmes ne compte que pour 29% des voix dans les médias à travers le Canada anglophone, malgré le fait que les femmes comptent pour 50,4% de la population du Canada ? Cette statistique, lamentable, renforce ma conviction qu’il est nécessaire d’assurer que les voix féminines et leurs perspectives distinctives résonnent et se font entendre dans chaque industrie.

Je suis loin d’être la seule : Shari Grayon est la cofondatrice de l’organisation Informed Opinions et a dédié plus de 25 ans à examiner le fait que les voix au féminin sont sous-représentées à travers les paysages médiatiques et journalistiques du Canada.

Une vidéo de Shari Graydon décrivant comment The Informed Opinions’ Gender Gap Tracker, en partenariat avec l’Université Simon Fraser, utilise les mégadonnées pour analyser en temps réel combien de femmes sont présentes dans les médias les plus influentes du Canada.

Le 21 janvier 2020, j’étais l’invitée spéciale à la conférence In Search of the « Lehman Sisters » — Why Public Conversations Need Women’s Insights, aux côtés de mes consœurs avocates de l’Association du Barreau Canadien, Division du Québec (merci Me Patricia Gamliel, Présidente, et Me Danielle Ferron du IWF Montréal ), pour écouter la présentation de Shari Graydon sur les barrières particulières qui empêchent la parité des présences féminines aux journaux et sur les ondes. Son organisme ne s’appelle pas Informed Opinions pour rien : son équipe a le big data nécessaire pour montrer quantitativement que les femmes demeurent en 2020 sous-représentées et sous-estimées, et, pire, que cette réalité cause les femmes à se sous-estimer elles-mêmes. C’est un statu quo en besoin de remédiation immédiate. En particulier, je me demande qu’est-ce que les chiffres révéleront sur les médias québécoises ainsi que les autres industries. À qui la parole ? À qui faisons-nous confiance pour discuter l’état des industries, la politique, l’économie ? Questions dont les réponses seront révélatrices, je croix.

Peu après en fin janvier, pour la toute première fois, l’Association de l’industrie électrique du Québec (AIEQ), sous le leadership de nombreuses #FemmesInspirantesAIEQ : Michelle Branigan, Nathalie Pilon, Christine Martin, Johanne Whitmore et Anne-Raphaëlle Audouin, a fait rayonner les femmes de l’industrie électrique à travers une soirée le 23 janvier. Au Québec, il est important de se rappeler que seulement 15% des ingénieurs dans la province sont des femmes, et je tiens que l’on n’écarte jamais leurs points de vue ni leurs voix ! C’est pourquoi j’étais fière de prêter à cette soirée lumineuse mon soutien de la part d’ABB.

Une photo de Carolina le 23 janvier. Au centre, Michelle Branigan, directrice générale de Ressources Humaines Industrie Électrique du Canada, et à droite, Anne-Raphaëlle Audouin, présidente de Hydroélectricité Canada.

Le travail ne s’arrête pas là : dans quelques jours, le 5 mars, je participe à la conférence #CYBERWOMEN ici à Montréal pour discuter l’équité professionnelle ainsi que les réorientations de carrière pour les femmes dans la cybersécurité, l’intelligence artificielle et l’informatique. L’événement, mise en scène par Montréal Global Shapers, rassemble de nombreuses femmes absolument exceptionnelles — en particulier, je veux remercier Felicia Sangare, directrice pour ForUsGirls Foundation ainsi que chef de projet pour Global Shapers, pour m’avoir invité à rejoindre cette discussion importante.

J’ai très hâte à cette dernière : je crois qu’il est essentiel de discuter franchement les obstacles auxquels font face les femmes dans les industries technologiques. Et sans conversation honnête, il sera impossible possible d’assurer que les femmes dans les générations suivantes connaissent toujours et sans hésitation la valeur de leurs propres voix. Il reste encore des places pour #CYBERWOMEN, donc réservez vos billets ici !

PS: Pendant l’écriture de cette mise à jour du blogue, on m’a envoyé la dernière contribution de Shari Graydon au The Star, intitulée: « Increasing women’s voices is key to accelerating action on climate change » (« Augmenter la présence des voix féminines est clé pour prendre action contre le changement climatique »). Pour moi, c’est clair: la voix des femmes a besoin d’être entendue !

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