Quand la culture demande une reformulation stratégique

Le leadership des femmes dans les mouvements environnementaux est incontestable. Elle est également de plus en plus incontournable dans le monde technologique et de l’énergie.   

Depuis quelque temps, je suis persuadée que la montée de la « culture verte » influence non seulement nos choix individuels, mais aussi nos prises de décisions en industrie qui impactent l’environnement. Il n’y a pas besoin de regarder loin : pour commencer, les jeunes gens rentrant dans le monde du travail croient de plus en plus que la consommation démesurée de nos ressources naturelles à la base de notre cycle économique ne s’accorde pas avec l’avenir de la planète. (Voici juste quelques sources qui démontrent que la question de l’environnement gagne de plus en plus de terrain auprès des jeunes : Le Devoir en 2016, JdM en 2019; il faut aussi songer au fait que Montréal a vu approximativement 500 000 personnes, incluant un grand nombre de jeunes, dans la rue pour le climat le 27 septembre 2019.) Ça concorde avec mes impressions plus générales : que la génération des millénaires et celles d’après ne veulent plus travailler pour des sociétés qu’ils perçoivent comme non durables — ils cherchent, de leur point de vue, de meilleures solutions. Un nouveau mode d’affaires est essentiel. La question demeure : comment le bâtir ?

Photo prise de Carolina et du ministre québécois Pierre Fitzgibbon de l’Économie et de l’Innovation. Merci AIEQ pour les photos.

L’innovation et la durabilité sont également les derniers soucis de nos leaders gouvernementaux. J’ai eu le privilège, en tant qu’administratrice sur le CA de l’AIEQ, de paraître avec le ministre Pierre Fitzgibbon lors d’une présentation sur l’industrie électrique du Québec au centre Sheraton le 21 octobre. Le ministre ne change pas le ton sur l’importance d’être compétitif au plan de l’économie québécoise : il a parlé, entre autres, du besoin crucial d’attirer les investissements à la province. Je crois fermement qu’un engagement concret sur le plan du rôle des femmes et du développement durable dans l’industrie électrique est clé pour rester compétitif et attirer cet investissement. (D’ailleurs, j’espère pouvoir vous parler bientôt d’un nouveau projet encore dans les étapes de conception pour les femmes dans l’industrie électrique. À venir bientôt !)

Photo prise du ministre québécois Pierre Fitzgibbon de l’Économie et de l’Innovation avec les participants au dîner sur l’industrie électrique du Québec le 21 octobre. Merci AIEQ pour les photos.

Et la diversité dans tout cela?

Le 16 octobre dernier, j’étais invité par une ancienne collègue de mes années dans la politique municipale montréalaise, Nadia Paquet, pour assister une soirée réalisée pour les prix CHLOE (Connections Honours Leaders of Excellence) de TELUS. Là, j’ai livré un petit discours mobilisant sur mon parcours et mes valeurs, en avant-première de l’octroi des prix annuels. L’énergie dans l’audience était très dynamisante et chaleureuse ! Plus de 100 jeunes femmes ainsi que des hommes ont été reconnu pour leur innovation, leadership, dynamisme, etc. J’avais le sentiment ferme qu’ensemble, on construisait l’avenir.

Merci à Nadia Paquet pour la photo!

Nous savons que les entreprises avec le plus grand nombre de femmes présentes dans la direction et la gestion sont les plus profitables et les plus performantes. Donc la question que je me pose dernièrement devient: est-ce que la présence des femmes augmente les possibilités d’un virage vert pour le développement durable ? Lorsque je fais le point des tendances et bouleversements dans le monde du travail au cours de ma carrière, je suis persuadée que oui.

Peu après, le 22 octobre dernier, j’ai eu le privilège de rencontrer Serge Godin, le fondateur de CGI, ainsi que sa fille et vice-présidente exécutive de CGI, Julie Godin, lors d’une activité-bénéfice pour la Fondation CÉGEP Édouard-Montpetit. La soirée figurait une entrevue approfondie animée par le maestro journaliste Jean-Paul Gagné sur la création de CGI et le cheminement fulgurant de M. Godin, ainsi que la transmission planifiée de la gestion de CGI à sa fille Mme Godin, qui a su manifester le dynamisme, la passion et l’humilité nécessaire pour un leadership exceptionnel durant sa carrière.

Une photo de la scène durant l’entrevue entre M. Godin et le journaliste et éditeur émérite du journal Les Affaires et président du conseil d’administration du CÉGEP Édouard-Montpetit, Jean-Paul Gagné.

« Nous ne faisons pas que regarder l’acquisition des entreprises par leur bilan. Nous regardons les personnes clés et leur capacité de leadership et habilités de communication. »

Cette vision de Serge Godin se traduit également par un engagement communautaire hors pair, manifesté par les nombreux témoignages dans un vidéo diffusé lors de la soirée, et par le fait que 217 300 $ ont été amassés pour soutenir la relève entrepreneuriale étudiante à l’occasion de la quatrième édition de la Soirée de l’entrepreneuriat de la Fondation du CÉGEP Édouard-Montpetit. Bravo!

La soirée suivante, au cours d’un événement avec le IWF Montréal, j’ai reçu deux femmes des plus inspirantes : Mme Laura Aislin de l’école ECS ainsi que Dr Gina Cody, l’ingénieure mécène qui a fait don de 15$ million à l’Université Concordia pour renforcer et encourager la présence des femmes dans leur école de génie. Par ce fait, Dr Cody s’est fait approcher par l’école ECS pour lancer un programme d’entrepreneuriat dès l’école primaire ! Conçu pour les jeunes filles de 7 à 17 ans, le programme connaîtra le soutien de Dr Cody par le mentorat afin de développer les réflexes et instincts propices de l’entrepreneuriat personnel, soit : le savoir-faire financier, la créativité et la collaboration, la pensée critique, la résilience, l’adaptabilité, et la débrouillardise.

Une réunion du IWF Montréal figurant les deux invitées d’honneur, Dr Gina Cody et Mme Laura Aislin.

Pour conclure un mois chargé, le 29 octobre j’ai eu encore la joie d’accepter pour la deuxième fois l’invitation de mon amie Nancy Cleman, Présidente du CAN-TECH Canadian Technology Law Association, pour participer à un panel à la conférence annuelle Women in Technology Luncheon commandité par Deeth Williams Wall et Microsoft Canada. La modération fut effectuée par deux jeunes avocates enthousiastes, Jennifer Davidson de Deeth et Kristin Ali de Osler. De Microsoft, nous avions Hemant Pathak, le conseil général américain qui est venu de Washington, DC, ainsi que l’américaine Sue Cheung de Microsoft Cloud Infrastructure. De Montréal, j’étais également accompagnée de Marie Laure Leclercq de deGranpré Chait. Chacun et chacune de nous a partagé ses expériences et ensemble nous avons discuté le besoin d’une discussion claire, informée, égalitaire, et inclusive autour de la diversité et de la technologie.

Une photo des animateurs et présentateurs au Women in Technology Luncheon commandité par Deeth Williams Wall et Microsoft Canada.

Avant de vous quitter, je veux partager avec vous deux prochains événements qui ont l’air très prometteur. Le premier sera le 6 novembre au Complexe Desjardins, le Cocktail des Présidentes au profit de la Fondation du Y des Femmes de Montréal, ainsi qu’une autre conférence CANTECH qui aura lieu à Toronto le 14 novembre qui vient, le #MoveTheDial Global Summit 2019.

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